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Dépannage WordPress

Sauvegarde WordPress : la méthode complète, de la copie au test de restauration

La bonne nouvelle : une stratégie de sauvegarde sérieuse se met en place en moins d’une heure. Ce guide vous montre quoi sauvegarder, avec quels outils, à quelle fréquence, où stocker vos copies, et surtout comment vérifier qu’elles se restaurent vraiment.



Une sauvegarde protège votre site contre trois risques concrets : l’erreur humaine, le piratage et la panne d’hébergement. C’est le seul mécanisme qui permet de retrouver votre site tel qu’il était avant l’incident, sans dépendre de personne.

Base de données, dossiers, et autre objets digitaux

La perte d’un site arrive rarement par catastrophe spectaculaire. Elle arrive par un enchaînement de risques ordinaires, qui frappent aussi bien un blog personnel qu’une boutique en ligne.

  • L’erreur humaine : une page supprimée, une mauvaise manipulation dans la base, une mise à jour de plugin qui casse le site.
  • Le piratage : du code malveillant s’installe dans vos fichiers, parfois des semaines avant d’être détecté.
  • La panne d’hébergement : disque défaillant, incident en datacenter, compte suspendu.

Face à un site piraté, la sauvegarde change l’échelle du problème. Nettoyer un site infecté prend des heures, sans certitude de résultat. Repartir d’une copie saine antérieure à l’infection prend quelques minutes.



Un site WordPress se compose de deux ensembles : les fichiers (thème, plugins, médias) et la base de données (articles, réglages, commandes). Une sauvegarde complète copie les deux ; une incrémentale n’enregistre que les changements depuis la copie précédente.

Savoir ce que contient chaque type de sauvegarde évite la mauvaise surprise classique : découvrir, le jour de la restauration, qu’il manque la moitié du site.

  • La sauvegarde complète : fichiers + base de données. C’est la copie de référence, la seule qui permet une restauration intégrale.
  • La sauvegarde de la base de données seule : rapide et légère, elle couvre les contenus et les réglages, pas les fichiers.
  • La sauvegarde incrémentale : elle n’enregistre que les changements depuis la copie précédente. Elle permet des sauvegardes fréquentes sans saturer le stockage.

En pratique, les approches se combinent. Une sauvegarde complète hebdomadaire sert de socle ; des incrémentales quotidiennes couvrent le travail de la semaine.

Une boutique en ligne resserre encore le rythme sur la base de données : chaque commande, chaque client y vit. Perdre la base d’une journée, c’est perdre les ventes de la journée.



Quatre critères font le tri : sauvegarde planifiée des fichiers et de la base, envoi automatique vers un stockage externe, restauration en quelques clics, et mode incrémental pour les sites volumineux. UpdraftPlus, WPvivid, Duplicator et WP Umbrella les remplissent.

Le marché des plugins de sauvegarde est encombré. Avant de comparer les fiches produit, vérifiez quatre points :

  • Il sauvegarde les fichiers et la base de données, en une passe planifiée.
  • Il envoie les copies vers un stockage externe : pas seulement sur le serveur du site.
  • Il restaure depuis son interface, sans manipulation technique.
  • Il propose le mode incrémental si votre site pèse plusieurs gigaoctets.

Quatre outils fiables se détachent :

  • UpdraftPlus : plus de 3 millions d’installations actives (wordpress.org). Planification et envoi vers le cloud dès la version gratuite, restauration en un clic.
  • WPvivid : sauvegarde incrémentale et migration de site incluses, prise en main rapide.
  • Duplicator : orienté clonage et migration. Pratique pour figer une copie complète avant une refonte.
  • WP Umbrella : sauvegardes automatisées pilotées depuis un tableau de bord multi-sites, avec surveillance de disponibilité.


Une sauvegarde manuelle combine deux copies : les fichiers du site, téléchargés via FTP, et la base de données, exportée depuis phpMyAdmin ou avec la commande wp db export. L’une sans l’autre ne permet pas de restaurer le site.

Même avec un plugin en place, savoir sauvegarder à la main reste utile. C’est la méthode qui fonctionne quand l’admin WordPress ne répond plus. C’est aussi le bon réflexe avant une opération lourde : migration, changement de thème, mise à jour majeure.

Copier les fichiers via FTP

  1. Connectez-vous à votre serveur avec un client FTP comme FileZilla, ou en SFTP, chiffré, si votre hébergeur le propose.
  2. Téléchargez l’intégralité du répertoire du site. Le dossier wp-content concentre vos thèmes, plugins et médias.
  3. Vérifiez la taille du dossier téléchargé : un transfert interrompu produit une copie incomplète.

Exporter la base de données via phpMyAdmin

  1. Ouvrez phpMyAdmin depuis le panneau de votre hébergeur.
  2. Sélectionnez la base du site, puis l’onglet « Exporter ».
  3. Gardez le format SQL, lancez l’export et rangez le fichier .sql avec la copie des fichiers.

Exporter en ligne de commande avec WP-CLI

Sur un serveur accessible en SSH, WP-CLI fait le même travail en quelques secondes :

# Exporter la base de données (fichier horodaté)
wp db export sauvegarde-$(date +%Y%m%d).sql

# Archiver les fichiers du site
tar -czf sauvegarde-fichiers-$(date +%Y%m%d).tar.gz wp-content/

Ces deux commandes se placent dans une tâche cron pour automatiser sans plugin. Pensez ensuite à déplacer les archives hors du serveur : une sauvegarde qui reste sur la machine qu’elle protège n’en est pas une.



Planifiez les sauvegardes dans votre plugin : quotidiennes pour une boutique ou un site actif, hebdomadaires pour un blog, mensuelles pour un site vitrine statique. Ajoutez une copie complète avant chaque mise à jour de WordPress, d’un thème ou d’un plugin.

Cercle 3D de triangle dans le ciel illustrant les sauvegarde automatique WordPress

L’automatisation règle la vraie cause des sites sans sauvegarde : l’oubli. Une sauvegarde manuelle repose sur votre discipline. Une sauvegarde planifiée tourne même quand vous pensez à autre chose.

Pour fixer la fréquence, posez-vous une seule question : combien d’heures de travail acceptez-vous de perdre ? La réponse donne l’intervalle maximal entre deux copies.

  • Boutique en ligne : base de données quotidienne au minimum, fichiers chaque semaine.
  • Site actif (plusieurs publications ou modifications par semaine) : sauvegarde quotidienne.
  • Blog à rythme hebdomadaire : sauvegarde hebdomadaire.
  • Site vitrine statique : sauvegarde mensuelle, plus une copie à chaque modification.

Dans tous les cas, déclenchez une sauvegarde complète avant chaque mise à jour de WordPress, d’un thème ou d’un plugin. C’est votre billet retour si la mise à jour tourne mal.

Conservez aussi de la profondeur d’historique : plusieurs versions étalées dans le temps, pas seulement la copie d’hier. Un piratage découvert trois semaines après l’infection rend inutilisables toutes les copies récentes. Il faut pouvoir remonter plus loin.



Appliquez la règle 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. Pour un site WordPress : la copie de l’hébergeur, une copie cloud (Google Drive, Dropbox, Amazon S3) et une copie locale téléchargée.

Le lieu de stockage compte autant que la fréquence. Une sauvegarde stockée uniquement sur le serveur du site est contre-indiquée : l’incident qui détruit le site détruit la copie avec lui.

La règle 3-2-1, standard éprouvé de la protection de données, se traduit simplement pour WordPress :

  • Trois copies : le site lui-même, plus deux sauvegardes.
  • Deux supports différents : par exemple l’espace de l’hébergeur et un service cloud indépendant.
  • Une copie hors site : chez un prestataire distinct de votre hébergeur, ou sur un disque en local.

Le cloud, Google Drive, Dropbox, Amazon S3, fait une excellente copie hors site : les plugins cités plus haut s’y connectent en quelques clics. La copie locale, elle, accélère les restaurations et reste disponible si un compte en ligne devient inaccessible.



Deux voies existent : la restauration par plugin, en quelques clics depuis le tableau de bord, et la restauration manuelle, fichiers remis en place via FTP, base réimportée dans phpMyAdmin. Quand l’admin est inaccessible, seule la voie manuelle fonctionne.

Restaurer avec votre plugin de sauvegarde

  1. Ouvrez le plugin depuis le tableau de bord WordPress.
  2. Choisissez la version à restaurer : la plus récente antérieure à l’incident.
  3. Lancez la restauration, puis contrôlez les pages clés du site et la connexion à l’admin.

Restaurer manuellement

Si le site est hors ligne ou l’admin inaccessible, passez par la voie manuelle :

  1. Remettez les fichiers en place via FTP, en écrasant les fichiers existants.
  2. Réimportez la base de données dans phpMyAdmin, ou en SSH avec la commande wp db import.
  3. Vérifiez le fichier wp-config.php : les identifiants de connexion à la base doivent correspondre.


Testez une restauration complète une fois par mois, sur un environnement de test : jamais directement en production. Une sauvegarde ne prouve sa valeur qu’une fois restaurée : archive corrompue, export incomplet ou fichier vide se découvrent toujours trop tard.

Une sauvegarde jamais testée est une promesse, pas une protection. Les archives vides, les exports interrompus et les copies illisibles existent, et ils se révèlent au pire moment.

Le test mensuel tient en quatre gestes :

  • Restaurez la dernière sauvegarde sur un environnement de test : installation locale ou sous-domaine dédié, jamais le site en production.
  • Vérifiez les pages principales, la connexion à l’admin et un envoi de formulaire.
  • Contrôlez la taille et la date des archives : un fichier anormalement léger est un symptôme, pas une copie.
  • Notez la durée et les étapes : cette procédure écrite vaut de l’or le jour d’un incident réel.
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Ce qu’on prescrit en sortant de cet article :

  1. Automatisez vos sauvegardes avec un plugin fiable, à la fréquence de votre activitéPosologie : quotidienne pour une boutique, hebdomadaire pour un blog
  2. Conservez au moins trois versions, sur des supports différentsPosologie : règle 3-2-1, cloud + copie locale
  3. Archivez une sauvegarde complète avant chaque mise à jourPosologie : WordPress, thème ou plugin, avant, pas après
  4. Testez une restauration complètePosologie : une fois par mois, sur un environnement de test

⛔ Contre-indication : stocker la seule copie de sauvegarde sur le serveur qui héberge le site : une panne ou un piratage emporte le site et sa sauvegarde avec lui.

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À quelle fréquence faut-il sauvegarder un site WordPress ?

Calez la fréquence sur l’activité du site : quotidienne pour une boutique ou un site mis à jour souvent, hebdomadaire pour un blog, mensuelle pour un site vitrine statique. Ajoutez une sauvegarde complète avant chaque mise à jour de WordPress, d’un thème ou d’un plugin.

Les sauvegardes de mon hébergeur suffisent-elles ?

Non. Elles forment un bon filet supplémentaire, mais elles vivent souvent sur la même infrastructure que votre site, avec une rétention courte et sans garantie de restauration rapide. Gardez vos propres copies, envoyées vers un stockage indépendant : c’est le principe de la règle 3-2-1.

Qu’est-ce que la règle 3-2-1 pour un site WordPress ?

Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. Concrètement : le site sur son serveur, une sauvegarde envoyée automatiquement vers un cloud (Google Drive, Dropbox, Amazon S3) et une copie téléchargée en local. Un seul incident ne peut plus tout emporter.

Faut-il sauvegarder les fichiers, la base de données, ou les deux ?

Les deux. La base de données contient vos contenus, réglages et commandes ; les fichiers contiennent le thème, les plugins et les médias. Une restauration complète exige les deux ensembles. Entre deux copies complètes, un export de la base seule peut suffire si vos fichiers changent peu.

Comment vérifier qu’une sauvegarde WordPress fonctionne vraiment ?

En la restaurant. Une fois par mois, restaurez la dernière sauvegarde sur un environnement de test (installation locale ou sous-domaine dédié), puis vérifiez les pages clés, la connexion à l’admin et un envoi de formulaire. Contrôlez aussi la taille des archives : un fichier anormalement léger signale un export incomplet.

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